Vois comme elles dansent
Vois ces oiseaux,
Vois, les doigts pansent
Les doigts ciseaux.
Vois les nuages
Au pied des ongles
Patients et sages,
Patients et sages.
Le blanc laiteux
Un peu diffus.
Vois les stries,
Comme des branches
Comme les rainures,
Des feuilles des arbres.
Serre ces plis,
Compte ces taches
Compte ces tâches.
Mordille les peaux,
Fines, transparentes,
Les cornes les poils,
Ce qui est mort
Les prises violentes
Est avalé.
I left my hands up in the air
Nothing to grab, nothing to take
But a filling sense of freedom
But some truth : it is all fake ?
But some raw marks: Is it unfair ?
I got my hands on many things
So Many pens and many pins
It never felt that much empty
Words delaying their creepy wings
On some parchment and some old skins.
Found Red-handed in the garden
Falling again when I promissed
« Oh, no, never, never again »
Sometime’s feel good to yell and run
So, doesn’t mind what I have missed
Sweet Hands in hands, again and still
Watching your fingers far from here
Not to break them or drop the beat
To spoil that pinch of smashed fear
That I found on a scarlet hill
So I won’t force anyone hands
Untie the bloody tie and rope
Till it’s bleeding blue and yellow
Devil makes work for idle hands
So few is left to help us cope
Bonjour les écrivants,
Pour la consigne de mi-avril, je vous invite à regarder cette vidéo. Je l’ai découverte dans un cours où on nous parlait d’anthropologie, de conte, de récit, et je l’ai trouvée forte dans son dépouillement. J’ai pensé qu’on pourrait en tirer sans doute de beaux textes, des histoires de mains, ou des histoires de gens, à travers leurs mains. Les vôtres ou celles des autres…
Avec la hâte de vous lire, comme toujours !
J’ai cherché sur ma peau ce qui m’est madeleine
Ce qui me resurgit, tend au goût d’absolu
Ce qui s’imprime en moi sans prendre le dessus
Car de ces émotions, j’ai la bouche si pleine
Ce qui marque mon corps, c’est la ville, la reine
Et mes grains de beauté, ceux que je ne vois plus
Disent pourtant en vrac les maisons et les rues
Quel est mon territoire, le mouvement m’entraîne
Ce que retient mon ventre, en folle ribambelle
Ce sont les murs rasés, palimpseste sans nom
Ces bleus sur mes genoux sont aussi bleus du ciel
Cicatrice à mon bras, souvenirs à la pelle
La ville est une amante, et nous nous enlaçons
Quand je n’attendais rien, quand je n’attendais qu’elle.
Images bizarres de béton gris qui se lézarde
Intuitions à balancer
Par-dessus la rambarde
Images muettes de lèvres pourtant bien mobiles
Je le vois bien que tu ricanes
Tout ça nous rend fragile
Les marches des escaliers s’usent par le milieu
On a étêté le vieux cèdre
Les tourterelles, adieu
Images d’icônes dorées, parfumées à l’encens
Le vieil encensoir nous asperge
Gratte le bois du banc
Images boréales que l’on préfère difformes
Une tyrolienne entre les yeux
Sous la loupe des dents énormes
Fixité de l’effroi puis course échevelée
Entrelacée à double nœud
Elle a peur des criquets